Lectures du jour

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retrouvez directement ici les lectures de la messe quotidienne.


Nous sommes le 99:99


Cantique des cantiques 3,1-4a.

Paroles de la bien-aimée.
Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? »
À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas.


Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9.

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1.11-18.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.


Commentaire de l’évangile du jour par le Père Christian DALEAU


2017 04 01 A 4Carême6 (Jean 7, 40-53)

La Vérité se fraie un chemin au-dessus de toutes les opinions des hommes. On discute beaucoup sur l’origine de Jésus, comme le montre la diversité des avis sur sa véritable identité. Toutes méritent d’être examinées, car chacune dévoile un aspect de sa « personnalité ».

« Les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! ». « Le Prophète annoncé » était celui que Moïse (Dt 18,18) avait prévu en ces termes : « Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. » Jean-Baptiste, par son renom de sainteté, avait fait poser la question, selon Jean 1, 21, aux autorités juives. Jean avait répondu négativement. Sur la base du Deutéronome, les Juifs attendaient la venue d’un « grand prophète comme Moïse » qui renouvellerait les prodiges de l’Exode. Puisque ce ne fut pas Jean, l’opinion populaire, au vu et su des paroles et des miracles de Jésus, Lui attribue facilement ce titre ; c’est la « vox populi ». Jésus est plus que le Grand Prophète ; Il est la Parole dont tous les prophètes se sont faits l’écho.

En disant : « C’est lui le Christ ! », certains vont plus loin. Ils désignent le Messie explicitement. Si, au temps des rois, l’onction royale désignait le roi comme le représentant de Dieu, au fil du temps, l’indignité de certains rois et la disparition de la royauté elle-même feront attendre un « Christ » ou « Messie » différent du roi qui aura une préférence pour les petits et les pauvres. Après l’Exil à Babylone, cette attente, de plus en plus fiévreuse, se concrétisera dans les cris qui salueront l’entrée de Jésus dans Jérusalem (Jean 12, 12-15). Jésus est acclamé comme « le Messie » attendu. Dans la foule de ce jour, se trouvaient inévitablement certains Juifs qui avaient participé à ces fêtes des Tentes.

Jean l’Evangéliste donne trois aspects de la situation :

La localisation de la naissance de Jésus à Bethléem, et non à Nazareth ;

L’attitude des gardes, subjugués par l’autorité de Jésus : leur réponse reste un témoignage précieux pour toute l’Histoire : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » (Cette réplique est à rapprocher de celle de Pierre, dans les Actes des Apôtres (5, 29) : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. »)

Le courage de Nicodème qui ose défendre Jésus ; on sait qu’il reviendra (Jean 19, 39) ensevelir le corps de Jésus après sa mort.

Il est aussi déplorable de constater avec quel mépris les dirigeants d’Israël regardaient le peuple : « Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » (Autrement dit : la racaille)


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mercredi 10 mai 2017

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